Religion

Suite à la sortie des organisations mourides signataires d'une déclaration pour dénoncer les attaques salafistes contre les confréries et les marabouts, Dakaractu s'est entretenu avec le Dr. Bakary Sambe, coordonnateur de l'Observatoire des Radicalismes et conflits religieux en Afrique.

"Ils s'étaient recroquevillés dans des groupes sur les réseaux sociaux pour se faire oublier au moment où la menace terroriste et les mesures sécuritaires constituaient une épée de Damoclès en atténuant leurs positions sur les confréries pour gagner des alliés circonstanciels. Et il y a eu, ces derniers temps, une forme de mise en confiance qui les a relativement normalisés. J'ai toujours contesté la thèse selon laquelle, ils n'étaient pas pour la violence et soutenu le fait qu'ils n'ont pas encore les moyens de la violence physique. Ils sont tous les jours sur le terrain de la violence symbolique en s'attaquant à la foi des autres, en chassant des Musulmans qui ne leur ressemblent pas des mosquées à Rufisque, de Guédiawaye et sur le campus de Dakar", analyse longuement, le Dr. Bakary Sambe, suite aux sorties des leaders salafistes contre le système confrérique sénégalais, "leur ennemi à abattre pour faciliter la jonction avec les courants extrémistes extérieurs avec des enjeux financiers énormes", rappelle-t-il.

Les attaques récurrentes, ces derniers temps, contre le mouridisme notamment et les autres confréries de la part de responsables salafistes, relèveraient selon Bakary Sambe, d’ « un agenda global que ces mouvements n’ont jamais abandonné malgré des accommodations et même les tentatives d’infiltration des confréries ».

Il signale que « la déclaration des mouvements et associations mourides arrive à son heure et c’est un signe de prise de conscience d’un danger rampant cherchant à saper notre cohésion sociale et notre modèle religieux garant de la stabilité et de la coexistence entre les communautés de ce pays. Le Sénégal est le hub final visé comme l’ont souligné les dernières menaces d’Iyad Ag Ali. Aujourd'hui, ce sont les confréries, demain ce sera l'État ».

Pour le spécialiste sénégalais du militantisme islamique et des réseaux transnationaux, « le projet n’a jamais changé depuis l’ouvrage Adwa’un Ala Sinighâl (Lumière sur le Sénégal) dans les années 90 où cette tendance expliquait que la réalisation d’une société sénégalaise véritablement islamique ne sera possible qu’après la disparition des confréries et la connexion du Sénégal à l’islamisme mondialisé. »

« En fait, il ne leur reste plus que le Sénégal avec des confréries comme rempart et qui est demeuré, jusqu’ici, un îlot de stabilité dans un océan d’instabilité qu’est notre sous-région. Ils ont semé leurs graines au Mali et le terrorisme y pousse allégrement au Nord comme au centre avec un pays déstabilisé pour encore plusieurs années Le salafisme politique a mis le feu partout où on lui a laissé le terrain libre sans des systèmes de résistance comme nos confréries : Afghanistan, Mali, Nigéria, etc »


D’après Bakary Sambe, "ces mouvements salafistes n’ont jamais abandonné un tel projet". Il revient à ce propos sur la thèse de Mouhammad Ahmad Lô soutenue en Arabie Saoudite, sur « la sacralisation des personnages dans la pensée soufi », largement diffusée avec des moyens financiers colossaux et qui considérait la majorité des Sénégalais comme des « impies » (kuffâr) en s’attaquant aux confréries qu’il a accusées de « Shirk », d’associationnisme ». Et, on connaît la logique, s’ils vous déclarent impie votre sang devient « halal », licite ! (damuhum halal). "Ces théories sont librement enseignées à Dakar et les salafistes sont en train d'élargir leur champ d'action notamment dans la région de Louga avec un appui médiatique et logistique, tel qu'une récente recherche scientifique l'a bien mis en évidence".

« Les dirigeants salafistes ont profité d’une simple déclaration d’un jeune garçon que tous les responsables mourides ont vigoureusement dénoncée pour s’attaquer au mouridisme avec des accusations de « Shirk », alors que Serigne Touba a consacré pas moins de 19 écrits célèbres au Tawhid. « Ils cherchent toujours la faille pour réaliser leur projet avec des moments de repli et des temps d'action quand ils se sentent en force; c’est ce qui a amené leur chef de file, de manière à peine voilée, à s’engouffrer dans la brèche pour s’attaquer au respectable Serigne Mountakha Mbacké », martèle Bakary Sambe.


Selon le Directeur du Timbuktu Institute, la thèse d’Ahmad Lô, qui a qualifié la Tijaniyya de voie « hérétique », à l’époque décriée par feu Cheikh Tidiane Gaye de Louga, a maintenant fait des émules et que les mouvements salafistes, dans leurs différents courants –frères musulmans dans nos campus comme wahhabites dans la banlieue – sont depuis longtemps dans une stratégie de « Taqiyya » ; cette « ingénieuse manière de dissimuler leur agenda, le temps que le rapport de force leur devienne favorable. C’est ainsi qu’ils essaient d’endormir les autorités politiques en infiltrant même les partis politiques jusqu'à l’Assemblée nationale »


« Ils sont la porte de pénétration de notre pays par des réseaux étrangers hostiles à notre modèle politique démocratique et religieux confrériques. Les signaux et les gages de loyauté sporadiques à l’Etat et à ses autorités ne sont que pure duperie. Leur agenda n’est pas le nôtre, n'est pas dans l'intérêt de la stabilité de notre pays », conclut Bakary Sambe qui appelle à une "prise de responsabilité des autorités" telle qu’y a insisté la déclaration des mouvements et collectifs scientifiques mouride.

HOMMAGE À SERIGNE CHEIKH AHMED TIDJANE SY AL MAKHTOM, L’HOMME DE TOUS LES TEMPS ET DE TOUTES LES ÉPOQUES. 1h45 minutes, un SMS m’arrache de mon sommeil après une longue et éprouvante journée consacrée aux jeunes citoyens pour m’annoncer cette terrible nouvelle « Serigne Cheikh Khalife Général des Tidjanes n’est plus ». Mille et un souvenirs se bousculent dans ma tête. Je viens de comprendre le message annonciateur de son « A DIEU » avec un temps brumeux qui ne permet pas de voir 20 mètres devant soi à Dakar. Ce message de la nature rappelle celui de septembre 1997 annonçant le départ de Serigne Abdoul Aziz SY DABBAH. Quelle perte immense pour le monde en général et celui musulman en particulier. Il a mené une vie très utile, très exemplaire au service de l’harmonie des humains, de la Paix et de la stabilité. Serigne Cheikh Al Makhtoum s’est exclusivement consacré à l’enseignement par l’exemple. Il a mené tous les combats dans tous les domaines (moral, religieux, politique, économique, social etc….) et il a tout réussi brillamment. Ses causeries, ses sorties annuelles font référence mondiale dans toutes les sociétés. Serigne Cheikh a été, et demeurera un exemple universel. Tout jeune, à partir des années 1977, à l’ombre de mon regretté Papa Daouda DIOUF, talibé cheikh, quand on se rendait au Gamou annuel de Tivaouane ou à Keur Dieumb, tous les pèlerins n’en avaient que pour lui. Les anecdotes sur lui pleuvaient sans jamais s’arrêter. Les uns plus extraordinaires que les autres. J’étais et je demeure subjugué par l’homme multidimensionnel dont je ne cesse de m’inspirer de ses propos et messages pour mieux trouver et participer au redressement des valeurs gages d’un développement durable pour notre Sénégal par les sénégalais. Serigne Cheikh Al Makhtom a su conjuguer et imprimer sa marque avec les plus grands guides religieux notamment la génération de Khalifa Ababacar SY et Serigne Fallou Mbacké, la génération des Serigne Abdoul Aziz Sy Dabbah, de Gaindé Fatma, de Serigne Abdou Ahad Mbacké, avec les plus grands hommes politiques notamment Senghor, Mamadou Dia, Waldiodio Ndiaye, Lamine Gueye, les colonisateurs français, gouverneurs et autres administrateurs, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade et j’en passe sans y laisser des plumes. Serigne Cheikh Tidjiane Sy, avec son style avec ses particularités a su marquer et transcender tous les époques. Il avait une vision panoramique du monde et des humains. Il avait une maitrise hors pair de l’histoire de tous les temps. Il savait parler de Dieu, de ses prophètes et surtout du Prophète Mouhamed, le meilleur des hommes et des humains. Il savait pédagogiquement parler d’eux comme qui dirait en les tutoyant. « Bou Yallah xébé lignou koy diamou fii ci Sénégal pertena ». Il savait anticiper sur l’avenir « quand il a installé le téléphone à Tivaouone chez son père et acheter une voiture que certains Mouhadams avaient jugé comme blasphématoire et que son maitre et papa, Serigne Babacar SY avait fini par approuver totalement ». Serigne Cheikh est un proactif et un réactif positif. Il était un vrai prospectiviste qui a su convaincre et aider tout le monde. Il a su céder la place à temps pour que tous les autres puissent s’affirmer réellement. Serigne Cheikh a déjà tout dit et fait le maximum. Voilà peut-être pourquoi quand son tour du KHALIFAT est arrivé, il n’a jamais jugé opportun d’apparaitre encore. Peut-être même, il y aurait beaucoup de morts. Son génie s’est encore brillamment exprimé avec ses directives sur l’organisation du Mawlid en cassant le mythe du virtuel deux camps de Tivaouone en les mixant. L’héritage a toujours était assuré par l’infatigable serviteur et homme de confiance de tous les temps, Serigne Abdoul Aziz SY, Al Amine. Nous présentons à travers lui nos condoléances les plus attristées à ses enfants et à toute la Oummah. Nous sommes et demeurons confiants avec lui qui a toujours su faire le meilleur pour la bonne marche et l’épanouissement du Sénégal et du Sénégalais. Al Khalifa, Al Amine c’est vous qui avait seul perdu votre référence, votre inspirateur, nous nous trouvons tout en vous. Qu’ALLAH SWT par la Grâce de Mouhamadou Rassoulilahi SAWS vous assiste et préserve votre santé encore longtemps pour l’intérêt de l’islam et du Sénégal. AMINE, AMINE, AMINE. Citoyen Excellence Déthié DIOUF Président du parti VISA Président des Ambassadeurs de Paix Tél : +221 77 534 52 59

D’un cout de 700 million, le Chef de l’Etat a promis monts et merveilles aux imams de Pikine. En effet, lors de la cérémonie de pose de première pierre de la grande mosquée de Pikine, le Chef de l’Etat a annoncé sa volonté de réhabiliter le marché Syndicat de Pikine dont la vétusté des lieux laisse à désirer.
Drapé d’un boubou blanc comme à l’accoutumée, le Chef de l’Etat est arrivé vers les coups de 17h passées. Ce dernier qui s’est introduit dans la mosquée a prié avant de procéder à la pose de la première pierre de la grande mosquée de Pikine. En revisitant l’histoire, cette grande mosquée a été créée vers les années 1953. En croire Macky Sall, lors du Conseil présidentiel, les imams ont retenu comme doléance la construction de la grande mosquée. « Ils sont venus nous voir pour nous le dire et c’est la raison pour laquelle, nous sommes là », dira-t-il. En effet, ce projet va couter près de 700 millions avec comme innovation l’augmentation de l’espace et une partie réservée aux femmes. Pour la construction, le projet va durer près de 10 mois avant d’être livré. Avec une capacité d’accueil de 3500 personnes, les fidèles seront servis. Pour le Chef de l’Etat, il existe un programme de modernisation des lieux saints et comme le Sénégal est un pays laïc, nous allons aussi construire des églises pour les chrétiens. Nous devons contribuer à asseoir notre religion basée sur la paix et l’amour. Car l’islam est uen religion de paix et cultiver la cohésion » , dit-il. Des imams qui ont décidé de s’investir pour conférer à Macky Sall un second mandat. Sur ce, le Chef de l’Etat a promis un billet pour la Mecque à l’imam El Hadj Ousmane.
Autre moment fort de son déplacement hier, c’est la réhabilitation du marché syndicat de Pikine. Face aux jeunes du stade, le locataire du Palais a annoncé sa volonté de rebâtir le marché dans les plus brefs délais. « J’ai vu les bâtiments en ruines et les cantines délabrées du marché syndicat, témoin de tous les temps. J’ai décidé de lui conférer son lustre d’entant », promet Macky Sall.
Joe CISSE

La Nuit de la naissance du Prophète (PSL) a été célébrée partout dans le monde. Au Sénégal, le Sage El hadj Malick SY a fini d’en faire une occasion d’enseignement et d’éducation.

Page 1 sur 3

Senwebactu TV

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rubriques

Presse Nationale

Presse Internationale