Politique
lundi, 10 avril 2017 14:54

GESTION DU POUVOIR APRES LES LEGISLATIVES : LA COHABITATION EN DÉBAT

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Pour un panel sur le bilan des réformes du 20 mars, l’on a assisté à un débat sur la cohabitation. Au moment où certains commencent à agiter un tel scénario entre pouvoir et opposition aux Législatives, Abdoulaye Dièye pense qu’il faut la rendre «impossible», alors que Ismaïla Madior Fall y voit une «probabilité très faible».


Pr Abdoulaye Dièye : «Rendre la cohabitation impossible en organisant les élections en même temps»
Dans un contexte pré-Législatives, la cohabitation a été un des sujets phare du bilan des réformes institutionnelles issues du référendum du 20 mars 2016. Lors de ce panel organisé, samedi, par le Groupe de recherche et d’appui conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec), des experts ont débattu de cette question. «On n’a pas besoin de prévoir la cohabitation. Il faut la rendre impossible en organisant les élections en même temps», a dit Abdoulaye Dièye, professeur de droit public à l’Ucad. Son collègue Ousmane Khouma d’ajouter : «C’est la question, en Afrique, qu’on pensait avoir réglé partout. Le problème, c’est le pouvoir présidentiel. Ce qui l’explique, c’est l’enjeu, l’élection présidentielle. Donc, on cherche des règles pour préserver le citoyen du pire. Et partout la question s’est posée. A partir du moment où il y a un découplage des élections, moi, je dis que politiquement, vu le contexte, c’est une virtualité.»
Pr Ismaïla Madior Fall : «La probabilité d’une cohabitation est très faible»
Ismaïla Madior Fall, lui, est convaincu que «les chances de survenance d’une cohabitation sont devenues plus faibles». Le ministre-conseiller juridique du président de la République argumente : «Autrefois, ce qui rendait facile la cohabitation, notamment dans des pays comme la France, c’est que le Président était élu pour un mandat de 7 ans et l’Assemblée nationale pour 5 ans. Mais si on harmonise les mandats, et aujourd’hui c’est le cas au Sénégal, à partir de la fin de ce mandat, le président de la République va être élu pour un mandat de 5 ans et l’Assemblée pour 5 ans. Et les élections, même si elles ne se tiennent pas le même jour, se tiendront dans la même période, c’est-à-dire que la différence entre les deux élections ne dépassera pas 2 ou 3 mois. A partir de ce moment, je pense que la possibilité ou la probabilité de survenance d’une cohabitation devient très faible. Donc, avec l’harmonisation de la durée du mandat présidentiel et de la durée du mandat des députés, l’hypothèse d’une cohabitation me semble extrêmement faible.»
Source: lequotidien.sn

Lu 238 fois Dernière modification le mardi, 11 avril 2017 15:10

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