Politique

SUD QUOTIDIEN – Réciprocité obligeant à moins d’une justice à double vitesse, la diligence avec laquelle a été menée la procédure judiciaire liée à la caisse d’avance de la mairie de Dakar devait être appliquée à tous les dossiers d’audits des corps de contrôle de l’État,

Le maire de Dakar n’entrevoit pas encore le bout du tunnel.
Contrairement à ce qu’ils ont annoncé en fin de semaine dernière, ses avocats n’ont pas déposé de demande de liberté provisoire. Comme pour les prendre de vitesse, le Doyen des juges d’instruction a renseigné d’une nouvelle confrontation, prévue ce jeudi, entre Khalifa SALL et le Directeur administratif et financier (DAF) Mbaye TOURE, l’agent comptable Yaya BODIAN, et les receveurs – percepteurs Ibrahima TOURE et Mamadou Oumar BOCOUM.
«Aujourd’hui lundi, la défense avait prévu une demande de mise en liberté provisoire, mais, ce matin, le juge d’instruction Samba SALL a convoqué de nouveau Khalifa SALL, le jeudi 23 avec Mbaye TOURE, le Directeur administratif et financier de la mairie de Dakar, Yaya BODIAN, agent comptable, Ibrahima TOURE et Mamadou Oumar BOCOUM, les deux receveurs-percepteurs municipaux qui sont des inculpés en liberté. Ils veulent donc faire une confrontation sérieuse et l’enquête sera bouclée. Khalifa SALL devrait être incessamment devant le juge et on s’est préparé en conséquence pour faire face à ce cas de figure», a expliqué Me Cheikh Khouraïchi BA, un des avocats du Maire de Dakar.
Même son de cloche pour Me Ciré Clédor LY. «Le dépôt de la demande de mise en liberté provisoire pourrait être reporté à une date ultérieure en raison d’une confrontation que le juge d’instruction pourrait envisager d’organiser», a indiqué la robe noire.

C'est le Grand Parti de Malick Gakou qui a donné le ton. Vendredi dernier, lors de l'Assemblée générale des élus de Dakar en soutien au maire de Dakar, Khalifa Sall, Mamadou Goumbala a publiquement annoncé la décision de son parti d'aller en coalition avec celui-ci aux Législatives de 2017.
Il sera suivi par le porte-parole du Parti démocratique sénégalais. Babacar Gaye, invité de l'émission "Grand Jury" de la RFM, a invité "l'opposition à faire Khalifa Sall son candidat, pour porter la liste de Dakar. Ne serait-ce que pour rétablir les faits, pour redorer son blason. J'estime que nous sommes dans l'obligation de soutenir ceux qui sont en lutte et Khalifa Sall est en lutte". Avant de rappeler la proposition de Me Abdoulaye Wade, demandant à ses lieutenants de nouer des alliances les plus solides avec les forces démocratiques du Sénégal.

Cette idée est partagée par toutes grandes formations politiques de l'opposition. A Rewmi, on juge l'idée "excellente". Faire de Khalifa Sall, la tête de liste de l'opposition à Dakar aux Législatives, est pour Idrissa Seck et ses camarades, une bonne réponse politique face aux "tentatives de musèlement et d'isolement d'un adversaire gênant".

"Il faut que Dakar désavoue les tenants du pouvoir qui ont opté pour l'utilisation outrancière des procédures judiciaires et des services de l'Etat afin de mener des combats politiques qu'il savent perdus d'avance, si les règles du jeu sont respectées", déclare Thierno Bocoum. Le porte-parole de Rewmi veut que le Sénégal, dans son entièreté et sa diversité, désavoue un pouvoir anti-démocratique et anormalement répressif, en accordant la majorité aux forces de l'opposition dans tous les départements du pays et dans les 8 départements de la diaspora.

Le Convergence démocratique Bok Gis Gis de Pape Diop opte aussi pour une liste une unique de l'opposition à Dakar et dans le reste du pays. "Le Président Pape Diop, dans une émission, avait déjà annoncé qu'il a entrepris des rencontre avec des responsables de l'opposition, notamment Khalifa Sall, pour réussir une cohabitation. Donc, sur le principe, nous sommes d'accord. Et, personnellement, je partage cette idée. Khalifa Sall, tête de liste à Dakar, c'est possible et intéressant comme proposition", a fait savoir son porte-parole, Moussa Diakhaté.

A l'image des autres partis, Bok Gis Gis souhaite l'élargissement de cette alliance dans tous les départements du Sénégal et de la diaspora.

(Source: L'Observateur)

La Division des investigations criminelles (DIC) a chargé et livré Khalifa Sall et Cie au Procureur de la République qui peut demander à tout moment leur conduite devant son parquet. Les résultats de l’enquête de la DIC sont sans équivoque
N’en déplaise à ses souteneurs, les carottes sont cuites pour le maire de Dakar Khalifa Sall ainsi que certains de ses collaborateurs à la ville de Dakar. Libération est en mesure de révéler que la Division des investigations criminelles (DIC) vient de boucler l’enquête ouverte depuis le 7 février 2017 suite à la transmission d’un rapport de l’Inspection générale d’Etat (IGE).
Selon nos informations, les enquêteurs de la DIC sont formels : une association de malfaiteurs a été mise en place au cœur de la mairie pour détourner et escroquer des deniers publics sur la base de faux. Ce sont d’ailleurs ces délits qui sont visés dans le rapport transmis au Procureur de la République.
Des sources renseignent d’ailleurs que le représentant du ministère public devrait demander la conduite à son parquet des mis en cause présumé, Khalifa Sall en premier. Les mêmes interlocuteurs annoncent que Serigne Bassirou Guèye en personne va organiser une conférence de presse pour édifier l’opinion sur les tenants et aboutissants de ce dossier qui est loin de sentir le complot. La preuve est encore que tous les éléments à charge émanent des proches collaborateurs de Khalifa Sall.
Comme nous l’écrivions, le Directeur administratif et financier (DAF) a reconnu par écrit et ensuite devant les enquêteurs que de fausses commandes de riz et de mil servaient à sortir 30 millions de FCfa par mois pour alimenter la Caisse du maire. Depuis 2009, 360 millions de F Cfa étaient soustraits annuellement des caisses de la mairie. Une année, Khalifa Sall s’est offert un treizième mois en touchant 390 millions de FCfa.
Au total, près de 3 milliards sont mis en cause puisque la prédation présumée a commencé́ en 2009. Dans cette entreprise délictuelle, le DAF pouvait compter sur son assistante, Fatou Traoré, qui utilisait les entêtes d’un GIE familial pour confectionner de fausses factures et de faux procès-verbaux de réception. Le responsable de la commission de réception a d’ailleurs confirmé le caractère fictif de ces commandes tout comme les magasiniers.
A vrai dire, ce n’est pas la gestion de la Caisse d’avance qui est en mise en cause mais le fait qu’on use et abuse de faux pour la vider.

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