Economie

Le directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), Saër Niang, a précisé, mardi, que son dernier mandat arrivé à terme début février n’avait pas été renouvelé mais plutôt prolongé, en attendant le parachèvement de la mise en place de la prochaine structure appelée à remplacer l’actuel organe de régulation.
“Mon mandat n’a pas été renouvelé. Le mandat a été prolongé”, a-t-il dit, concernant son maintien à la direction générale de l’ARMP.
Saër Niang s’entretenait avec des journalistes, en marge de la présentation d’une étude sur l’exploitation des décisions et avis du Comité de règlement des différends de l’ARMP sur la période 2014-2015.
“Mon mandat est arrivé à terme en début février, et le président de la République a estimé qu’il était nécessaire de parachever d’abord la mise en place de la nouvelle structure, l’ARCOP, l’Autorité de régulation de la commande publique, qui va remplacer l’ARMP, avant la mise en place de ses organes”, a expliqué M. Niang, ajoutant que “c’est ce qui est en train d’être fait un peu partout” dans ce domaine.
“Mon mandat devant terminer quand les structures seront mises en place, j’ai d’autres choses à faire”, a poursuivi le directeur général de l’ARMP.
Il a fait état de “bouleversements” et “changements qui sont en train de s’opérer dans toutes les institutions de régulation des marchés publics, pas seulement au Sénégal”.
“Le texte de base de la directive 4’’ de l’Union économique et monétaire ouest-africaine “avait porté sur les marchés publics et des délégations de service public”, une disposition que l’organisme communautaire “vient de compléter en faisant une nouvelle directive sur les partenariats public-privé”, a signalé M. Niang.
“Dans toutes les institutions de régulation, on est en train d’aller vers des réformes organisationnelles et institutionnelles, avec un texte fondamental unique. un code de la commande publique”, a insisté M. Niang.
“Partout, les gens sont en train de passer de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) vers l’Autorité de régulation de la commande publique. Le précurseur, c’est le Burkina Faso”, a-t-il indiqué.
Saër Niang a rappelé que président de la République Macky Sall avait demandé au Premier ministre, ” depuis un an, une équipe qui préparerait le passage de l’ARMP à l’ARCOP, en intégrant l’ensemble des modes contractuels”.
“Ce travail est terminé et le rapport déposé” sur la table des autorités, selon M. Niang.
aps.sn

Kosmos annonce dans un communiqué qu’elle a reçu l’approbation du gouvernement et signé avec le géant pétrolier British Pétrolium (BP) un accord pour l’exploitation du gisement gazier au large de la frontière mauritanienne. Selon les détails de l’accord mentionnés dans le communiqué lu par L'as, «BPa acquis un intérêt de 49,99 % dans Kosmos BP Sénégal Limited, notre société affiliée contrôlée, qui détient une participation de 65 % dans les Blocs de Cayar Offshore Profond et de Saint-Louis Offshore Profond, au large du Sénégal». Andrew Inglis, Président directeur de l’entreprise d’exploitation a salué l’accord et se projette déjà dans de bonnes perspectives par ces termes: «L’opération étant maintenant réalisée, Kosmos a hâte de travailler avec le Gouvernement du Sénégal et les partenaires, pour aller de l’avant dans la prochaine étape de notre programme de travaux, ce qui comprendra davantage de recherche dans les deux blocs, et en cherchant à produire le premier gaz à partir du projet Tortue d’ici 2021».

Seynabou Ndiaye Diakhaté, présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier de formation de ses enquêteurs, ce mercredi 30 novembre. Sous le thème de «la lecture et l’analyse de la cohérence des états financiers et principaux documents comptables», elle a évoqué les nombreux dossiers dont elle a hérités.
Avant d’ajouter qu’elle est soumise «aux règles de secret et de confidentialité qui gouvernent toute enquête». Aussi, le successeur de Nafi Ngom Keïta a renseigné que, depuis qu’elle a pris fonction, l’Ofnac reçoit tous les jours, des dossiers et toutes sortes de plaintes, sans préciser le nombre.
Pour le magistrat, le problème est que les Sénégalais n’arrivent pas à comprendre ce que l’Ofnac fait réellement. Selon les textes, précise-t-elle, l’Ofnac est chargé de collecter des informations, de recevoir des plaintes, de faire des investigations, dans les domaines de la corruption et de la fraude, des infractions connexes et assimilées.

Au lendemain de la sortie des responsables de la Compagnie sucrière Sénégalaise (Css), accusant les commerçants grossistes de provoquer une pénurie artificielle de sucre sur le marché à leur profit en revendant les stocks en Gambie et en Guinée-Bissau, nous avons interpellé des citoyens sur le sujet. Et le constat est unanime. Tous expliquent qu’il y a effectivement manque de sucre sur le marché et dénoncent «l’attitude irresponsable des commerçants grossistes». Et ils demandent à l’Etat de régler ce problème dans les meilleurs délais.
Joseph Diaz, vendeur de chaussures trouvé assis devant sa boutique, sis sur l’avenue Bourguiba est formel, «ces commerçants ne prennent pas en compte l’intérêt des populations. Et si c’est avéré que les commerçants sont en train de faire ce que la Css déclare, notamment qu’ils exportent le sucre en Gambie et en Guinée Bissau, alors qu’ils savent qu’ils sont en train de nous mettre, nous Sénégalais dans de grosses difficultés. Ils doivent savoir que c’est plus facile de se faire de l’agent dans son propre pays que de renvoyer ces produits à l’étranger».
Pour ce vendeur de chaussures, «il est temps que l’Etat discute avec la Css pour que la situation revienne à la normale, non pas pour le sucre seulement, mais aussi le riz. Car, on entend parler une pénurie de riz ces temps-ci. Nous, ce qu’on veut, c’est que les commerçants en gros sortent le sucre qu’ils bloquent, au lieu de profiter de la situation pour augmenter le prix. On ne peut accepter cette attitude irresponsable des commerçants grossistes».
«S’ils veulent augmenter le prix du sucre, ce n’est pas grave. Mais que cela se fasse dans les règles du commerce. Parce qu’on sait que parfois le prix peut hausser, comme il peut aussi chuter. Mais aujourd’hui tout le monde sait que le sucre se fait rare et que les commerçants grossistes sont à l’origine de ce problème. C’est irresponsable et inacceptable de leur part», dit-il.
Pour sa part, Fatou Diop, une vendeuse de beignet qui a pignon sur rue à Dieuppeul, confie ne pas «ressentir de pénurie de sucre, bien que (son) activité commerciale se fasse sur la base de cette denrée et de la farine. Car j’utilise beaucoup de sucre pour faire mes beignets. Quant à savoir si c’est en Gambie ou en Guinée Bissau que les grossistes amènent le sucre produit au Sénégal, je ne sais pas trop».
«Il n’est pas souhaitable qu’il y ait un augmentation du prix du sucre»
«En tout cas, ce que je sais c’est que le sucre est une denrée qui ne doit pas connaître de pénurie. Il doit toujours avoir un stock suffisant et une disponibilité permanente sur le marché. Car on l’utilise tous les jours. On ne peut rien faire de nos jours sans le sucre. Du jus, à la bouillie de mil, en passant par les beignets, le petit déjeuner, etc, on a toujours besoin de sucre. Et si une pénurie devait s’installer et perdurer, elle bloquerait tout ce commerce d’aliment au détail que vous voyez à tous les coins de rues de Dakar», alerte-t-elle.
Selon Mme Diop, une mère de famille qui habite la Sicap, «il n’est pas souhaitable qu’il y ait un augmentation du prix du sucre. Car, c’est une denrée de grande consommation importante dans l’alimentation des Sénégalais. Nous demandons donc un ravitaillement suffisant du marché. Que les autorités fassent le nécessaire pour cela. Et d’ailleurs, moi je plaide auprès du gouvernement pour une diminution du prix du sucre. Car on est dans un pays où la plupart du temps on prépare des aliments à base de sucre, alors que le prix reste toujours cher».
Mouhammadou Latyr Camara, la quarantaine, avec un visage poilu, habite Castors. Nous l’avons trouvé devant chez lui en train de préparer le thé avec ses amis. Il confie : «Ces temps-ci, il y a effectivement un manque de sucre. Mais ce n’est pas du tout normal que les fournisseurs envoient le sucre en Guinée Bissau ou en Gambie alors que la population sénégalaise peine à trouver le sucre. Et si la Css dit publiquement qu’il y a assez de sucre, mais que c’est à cause des commerçants qui font sortir le produit du pays qu’il y a cette tension et cette pénurie sur le marché, c’est parce qu’elle a les preuves et moi je crois que c’est la vérité». Poursuivant, il ajoute qu’il est bien établi que «ce sont le grossiste qui ont confisqué le sucre. Et c’est une attitude que je ne pourrai jamais comprendre. Et je propose à l’Etat de contrôler les sorties des camions du pays pour que ces commerçants n’acheminent
plus notre sucre ailleurs. Parce qu’on en a besoin chez nous. Il faut bien aider la Css à faire
normalement son travail qui est d’assurer au marché sénégalais une production de sucre suffisante».
«Ils n’ont qu’à arrêter ces pratiques qui menacent la stabilité de notre pays»
Et de son côté, Moussou Keïta, une jeune dame d’une trentaine d’années, affirme: «Pas plus tard que ce lundi, j’ai acheté 6 kilogrammes de sucre chez le boutiquier de notre quartier pour préparer du jus pour ma belle-mère. Mais le prix n’a pas changé, car il me l’a vendu à 575 francs Cfa le kilogramme. Ce qui fait que je n’ai pas encore ressenti la pénurie dont on parle. Mais j’ai quand même entendu les gens parler de cela. Et il est dit partout que ce sont les commerçant qui acheminent le sucre de la Css à l’extérieur du pays. Ils n’ont qu’à arrêter ces pratiques qui menacent la stabilité de notre pays. C’est irresponsable».
Pour elle, «les Sénégalais ont assez de problème comme ça, pour qu’on en a ajoute pas une pénurie d’une denrée de base comme le sucre. Ce qu’ils font, ce n’est pas du tout joli et cela n’amène que des difficultés. Et personnellement, je veux bien qu’on diminue le prix jusqu’à 400 francs Cfa le kilogramme».

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